Nuancier / Verts

[D. Chessel - 2014-11-24 - http://aquaroue.fr/html/c31.html]

Les verts jaune sont définis par leur limites, à la pipette entre 65 et 100. Avec des angles voisins et des saturations différentes le vert vif de Daler & Rowney et le Vert Oxyde de chrome (PG17) définissent la borne côté vert. Avec des saturations très faible le même PG17 et le vert olive de Daler & Rowney définissant les bornes des angles 65 et 100°.
On note que PG17 est une complémentaire de mélange de V (Violet). Cet exemple est utile car il souligne combien identifier
une même teinte à deux saturations peut être délicat. Les verts moyens sont définis par leur limites, à la pipette entre 100 et 150.
Avec des angles voisins et des saturations différentes le 36 et le vert de Hooker sombre de Daler & Rowney définissent la limite avec les verts bleus et le Vert Oxyde de chrome (PG17) de Winsor & Newton définissent la borne avec les verts jaunes. Ici le cas est étonnant : deux tubes, chez deux fabricants, portent le même nom, contiennent le même pigment et donnent deux couleurs différentes. A côté, deux tubes ont des noms différents, des contenus totalement étrangers et donnent des couleurs voisines. Discuter de couleurs est réputé délicat.

part3_verts_verts01jpg

Zone des verts jaunes et des verts moyens sur la roue étudiée.

Cette partie de la roue est très particulière et pose beaucoup de soucis aux aquarellistes. En effet, cette zone contient la quasi totalité des verts des feuilles, voir l'extraordinaire figure foliage greens de Bruce MacEvoy :

part3_verts_foliagegreensjpg

En même temps, c'est une zone pratiquement sans pigment pur, donc le domaine des mélanges. Les mélanges d'un jaune et d'un bleu sont soumis au coût de saturation : c'est très explicite sur les courbes jaunes-bleues ou encore sur cette illustration qui précise la zone vert jaune :

part3_verts_verts03jpg

Verts jaunes désaturés issus du mélange NG (New Gambodge) - B (Bleu). Il n'est de vert jaune saturé qu'avec l'aide d'un pigment vert.

Un vert est donc un mélange de deux pigments dont un au moins n'est pas vert. Nous avons tracé les lignes de référence oranges-verts et bleus-jaunes et ce ne sont pas les propositions qui manquent. Il faut trier. Partons de la saturation maximale possible. On peut hésiter entre J+36 et J+50. Le premier mélange indispensable est J+36. 

part3_verts_verts05jpg

Verts jaunes et moyens saturés. Le mélange avec PG50 est en principe le plus favorable. Le meilleur est PG36. On pourrait faire encore mieux avec un jaune citron.

Tout aussi pratique le mélange NG - 36 donne des nuances légèrement moins saturées mais presque indépendante de la dilution. 

part3_verts_verts06jpg

Verts saturés entre NG et 36.

Juste en dessous, le mélange GG - 7 donne encore plus de nuances qu'on peut en identifier avec une interaction saturation-dilution encore originale.

part3_verts_verts07jpg

Verts moyennement saturés entre GG et 7.

Le mélange GG-36 est dans la même gamme mais présente une activité dans l'eau beaucoup plus forte (venant de PG36 utilisé sans précautions) :  

part3_verts_verts08jpg

Verts moyennement saturés entre GG et 36 (autre représentation).

On diminue la saturation d'un cran, en augmentant la luminosité, avec SN :

part3_verts_verts09jpg

Verts basés sur SN.

On fait la même chose en valeurs plus sombres avec OO :

part3_verts_verts10jpg

Verts basés sur OO.

Au dernier niveau de saturation, parmi les possibles, on garde SB + 7 qui donne encore des nuances de teinte régulières :

part3_verts_verts11jpg

Gris verts jaunes et moyens sur la ligne SB - 7.

On ajoutera à cette liste le mélange SN+B dont la ligne est particulièrement rectiligne. Normalement, on a les moyens de reproduire une couleur quelconque dans cette zone. On a privilégié le choix de la saturation a priori, puis le choix de la teinte dans le mélange. Reproduire une couleur désaturée n'est pas facile : au départ plusieurs possibilités se présentent. Ainsi pour le vert oxyde de chrome (PG17) :

part3_verts_verts12jpg

Diverses essais pour reproduire un vert oxyde de chrome.

On notera sur cette expérience que :

On retrouve ces conclusions sur cet autre essai portant sur un mélange de pigment rencontré en introduction de ce paragraphe :

part3_verts_verts13jpg

Diverses essais pour reproduire un vert olive.

L'essentiel est résumé dans cette page.

'
'