Expérience de base

[D. Chessel - 2014-11-24 - http://aquaroue.fr/html/c151.html]

L'expérience rapportée ici est donc basée sur une palette de pigments d'aquarelle, un scanner et une pipette. Reprenons ces éléments dans l'ordre. La palette est un ensemble de godets rangés dans une boîte :

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De la boite à la feuille de papier

La feuille de papier est placée dans un scanner et les options de numérisation ne comporte qu'un étalonnage systématique qui garantit que les blancs du papier sont blancs :

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De la feuille de papier au fichier image

Le fichier image issu de la numérisation est ouvert par un logiciel de traitement d'image (ici l'excellent freeware FastStone Image Viewer et chaque plage de couleur est identifiée à la pipette, ici avec La Boite à couleurs :

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Du fichier image à la mesure de la couleur

Cette procédure est simple. Les sources d'erreurs ne manquent pas, en particulier sur la lumière du scanner, la nature du papier, la propreté des godets et des pinceaux. Mais la précision reste suffisante pour comprendre la nature des trois paramètres Teinte, Saturation et Luminosité. Le noir (N) est caractérisé par une saturation très faible de toutes les nuances et une luminosité croissante avec la dilution. C'est le seul cas où la teinte n'a pas de sens :

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Nuances de gris (N). En haut saturation, en bas luminosité.

Le lecteur peut faire directement les mesures sur l'image :

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La teinte varie de 0 à 360 ° :

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Les teintes au deuxième niveau de dilution. La dispersion sur le cercle est loin de la simplicité du modèle rouge-orange-jaune-vert-bleu-violet.

La luminosité ne pose pas de problème particulier. Pour chaque pigment, elle augmente avec la quantité d'eau. La première case est la concentration maximale, la teinte la plus chargée. Le domaine de variation de la luminosité est une caractéristique de la teinte. Les bleus et les violets sont sombres (variation de 30 à 90), les jaunes sont clairs (variation de 60 à 90). Le paramètre le plus complexe est la saturation. Il évolue plus ou moins avec la dilution. Il est toujours plus faible à moindre dilution comme à dilution maximale. Aux dilutions moyennes, le paramètre n'est pas totalement stable. Il peut l'être mais peut aussi évoluer.

La présence de plusieurs couples de pigments de teinte voisine permet de se faire une opinion :

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Deux jaunes très proches. Teintes voisines à luminosité moyenne (50-80),
luminosité à variations voisines (60-90), saturation à variations voisines (croissante avec la dilution). Le premier est systématiquement moins saturé (plus gris) que le second.

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Deux bleus très proches.Teintes voisines à luminosité moyenne (50-80), Luminosité à variations voisines (40-90), saturation à variations voisines (croissante avec la dilution). Le second est systématiquement plus saturé (moins gris) que le premier.

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Quatre rouges (RL Rouge léger, OR Orange rouge, MP Marron de pérylène, RP Rouge pyrolle). Trois d'entre eux dérivent vers le magenta avec la dilution. Les luminosités minimales sont variées (40, 50 ou 60). La saturation est relativement instable et évolue de plusieurs manières.

Il est donc délicat d'attribuer une saturation à un pigment sans préciser la luminosité c'est-à-dire la dilution. En général la teinte est stable, la saturation l'est moins. On peut retenir la saturation à la luminosité 50 (ou au voisinage de la luminosité 50) ou la saturation maximale dans la gamme centrale des luminosités. De toute manière la mesure est approximative. Nous ferons un gros point pour représenter un pigment pour signifier cette imprécision.

L'expérience est renouvelée dans la page suivante, le résultat n'est pas modifié.

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