Construction / Mesurer la saturation

[D. Chessel - 2014-11-24 - http://aquaroue.fr/html/c15.html]

Les positions relatives des couleurs dans le cercle sont basées sur la teinte (angle) et la saturation (distance au centre). La première est relativement facile à observer et chacun sait si un vert est plus bleu qu'un autre, si un orange est plus rouge qu'un autre. Pour la saturation la question est moins simple surtout parce que les interférences avec la clarté sont complexes. Pour une teinte donnée (angle) le langage commun définit bien les deux composantes L et S :

part1_lslangagejpg

Luminosité-Saturation pour une teinte donnée, de gauche à droite saturation croissante, de bas en haut luminosité croissante.

En outre, toutes les combinaisons ne sont pas possibles. Un violet est sombre mais peut devenir clair, un jaune est clair mais ne deviendra jamais sombre à saturation constante. L'eau dans l'aquarelle modifie les deux paramètres. Le chromograph est un bon outil pour se familiariser avec les trois paramètres fondamentaux. Le modèle définit les couleurs de manière objective. Il ne contient pas le propre de l'interprétation de la couleur par le cerveau. Ainsi, si on fixe la saturation à une valeur donnée la variation de luminosité implique une variation de clarté perçue qui dépend de la teinte.

On peut être tenté de mesurer ces valeurs pour se faire le regard. Les logiciels graphiques contiennent des pipettes qui affichent les paramètres de chaque pixel de l'écran. L'affichage tableau des pigments et l'ouverture du programme La boite à couleurs permet d'obtenir les paramètres de chaque échantillon. Ces paramètres sont reportés dans les deux dernières colonnes du tableau :

part1_laboiteacouljpg

Lecture à la pipette des paramètres teinte-saturation des échantillons d'aquarelles scannés et intégrés au format jpg.

La reproductibilité du résultat dépend des paramètres du scanner (supprimer toute correction chromatique) et pour une même image il faut faire une moyenne. On s'aperçoit rapidement que la moindre impureté dans l'eau ou les godets modifie le résultat. Dès qu'on met de l'eau et du pigment sur du papier, on engendre de la variabilité. Globalement cependant, une trace d'un pigment se trouve dans un cercle qui exprime l'approximation de quelques degrés de teinte ou quelques pourcents de saturation. On peut alors comparer le résultat avec le premier jet obtenu. Le problème est clair : les échelles ne sont pas conservées :

part1_cerclepipettejpg

Positions des pigments dans la roue vues par la pipette (extrémité de la flèche).

Pour la teinte des différences sensibles apparaissent. Pour la saturation les mesures sont un peu plus cohérentes. Il faut donc indiquer sur le modèle en construction une échelle qui permette de s'en servir à la pipette (calibration).

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